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Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

mardi 17 juillet 2012

La motivation scolaire

La motivation est intrinsèque. Il est impossible de motiver quelqu'un d'autre. Cependant, il est possible de travailler sur la motivation de nos élèves en leur fournissant un environnement favorable.
Réfléchir à la motivation scolaire peut être sans fin. Comme c'est complexe, l'être humain! Comme enseignante engagée et persuadée que je peux jouer sur l''engagement de mes élèves en classe, j'ai déjà fait partie d'une communauté d'apprentissage professionnel (CAP) qui portait sur la motivation scolaire.

J'ai retenu certaines choses importantes qui sont par la suite devenues des préoccupations presque constantes dans ma façon de vivre ma pédagogie.

D'après Viau, trois déterminants pour susciter et maintenir la motivation scolaire:
D'abord, la motivation scolaire a ses origines dans la perception que l'élève a de lui-même et de l'environnement (école, tâches à réaliser...) et qui l'incite à choisir une activité, choisir de s'y engager et de persévérer afin d'atteindre son but.

Il faut donc travailler sur les perceptions de l'élève.

Comme enseignants, on peut doit aussi travailler sur les conetxtes d'enseignement-apprentissage proposés aux élèves.
  • Perception de la valeur de la tâche (signifiance et pertinence de la tâche aux yeux de l'élève)
  • Perception de la compétence à réaliser une tâche (différenciation, tâche au niveau de l'élève)
  • Perception de la contrôlabilité (l'élève peut faire certains choix)
Mes pratiques pédagogiques sont empreintes de ces trois déterminants: 5 au quotidien, livres choisis par les élèves, lectures au niveau de chacun, ateliers d'écriture, devoirs au choix, tâches de maths différenciées, soutien individuel ou en sous-groupe aux élèves, entretiens pour bien cerner la compréhension, conseil de coopération, règles de vie justifiées en classe...

Faire l'analyse de sa classe:
Il y aurait 4 profils à observer dans sa classe. Nos interventions sur la motivation seront différentes d'un profil à l'autre... Il y a les élèves motivés/non-motivés et il y a les élèves capables/non-capables.

Pour favoriser la motivation d'un élève capable, j'ai le réflexe de travailler avec l'élève au niveau de ses attitudes. Pour favoriser la motivation d'un élève non-capable, j'ai le réflexe de lui offrir du soutien au niveau de ses apprentissages...

Le principe du bâton et de la carotte (système d'émulation) fonctionne avec la plupart des élèves. J'aimerais bien ne jamais avoir à l'utiliser (j'ai connu une enseignante qui fonctionnait très bien sans et elle est pour moi un modèle!), mais ce que j'ai réalisé au fil des années, c'est que certains élèves ou certains groupes en ont besoin! Avant de réussir à susciter une motivation intrinsèque, il faut parfois passer par la motivation extrinsèque. Pour moi, le principe du bâton et de la carotte, c'est une étape ou un outil, pas la base de ma gestion de classe... La base de ma gestion de classe, c'est le lien avec les élèves, la constance et la cohérence de mon fonctionnement et la pertinence de mes exigeances et des conséquences. Les élèves comprennent POURQUOI je leur demande certains comportements et connaissent les raisons pour lesquelles je leur demande de se conformer. La différenciation existe aussi au niveau des interventions... pas juste au niveau de la pédagogie
Ma conviction: c'est mon travail d'enseignante de créer avec mes élèves un environnement d'aprentissages stimulant qui tiendra compte de mes élèves pour vraiment les amener plus loin. Un élève qui se sent compétent, qui voit la pertinence d'effectuer un travail et qui sent qu'il a un droit de parole dans la classe et qu'il a l'opportunité de faire des choix sera, selon moi, plus enclin à s'engager que si on lui crie après pour qu'il soit plus productif ou qu'on ne s'en tient qu'au principe du bâton et de la carotte...

2 commentaires:

  1. La motivation c'est aussi la grande question que je me suis posée cette année.
    L'année prochaine je vais utiliser des jeux pour la phase de systématisation car je me dis que je ne peux pas poser la question de front , je pense que des chemins de traverses amènent les élèves à la motivation.
    En plus j'ai une collègue qui semble intéressée pour utiliser des jeux , ce qui me fera des vacances avec celles qui se plaignent et réfllechissent peu à leur pratique.

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  2. Christelle, bienvenue sur mon blogue!

    Je pense comme toi que quand on sort des sentiers battus, on vit souvent de belles réussites avec nos élèves. C'est vrai qu'il est toujours plus enrichissant de travailler avec des collègues qui se questionnent aussi.

    Personnellement, ce que j'ai expérimenté qui motivait le plus l'engagement des élèves (du moins la plupart), c'est de toujours m'assurer que les élèves comprennent pourquoi on fait une tâche. Je m'étais donné comme défi qu'à la question "qu'est-ce que ça donne de faire ça?", les élèves soient toujours en mesure de répondre. Ainsi, il se peut qu'ils ne prennent pas plaisir à faire un travail, mais au moins, ils savent pourquoi il est pertinent et important dans leur cheminement.

    La différenciation joue aussi un rôle crucial, mais je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'expliquer pourquoi... !!!

    Merci pour ton commentaire et à bientôt j'espère!
    M-Eve

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