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Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

samedi 3 novembre 2012

Le travail de modification de pratiques pédagogiques

Il y a quelques années, je me suis lancée dans une refonte de mes pratiques pédagogiques en français. Oh que je n'ai jamais regretté! Mes changements ont été, en quelque sorte, encadrés par plusieurs ouvrages et formations. Surtout, je n'avais que 8 élèves dans une petite école de village. Il était donc facile d'éviter de laisser des fils lousses et de me réajuster en cours de route.
 
Cette fois, mon collègue et moi travaillons fort à transférer le concept du travail en autonomie qui nous permettra à la fois de différencier et de rencontrer nos élèves en entretien ou encore en sous-groupes de besoins. Je vois d'autres cyber-collègues faire le pas, mais leur contexte différent du mien fait que je ne peux que m'inspirer de leurs réflexions. Modifier ses pratiques pédagogiques, c'est un peu comme déménager. On y réfléchit, on cherche à trouver quelque chose qui nous convient complètement, on regarde ce qu'on a, on fait des choix pour décider de ce qu'on garde et de ce qu'on modifie. Ensuite, le "travail de bras" commence; on priorise, on fait nos changements, on regarde si ça convient, on s'ajuste, on se donne du temps... Finalement, quand c'est fait, on profite de notre nouvel environnement!

Je suis donc franchement convaincue du bien fondé de la démarche, mais cette fois, je me sens moins "encadrée" par la littérature ou encore des formations. J'apprends beaucoup de mon collègue qui a "une tête de maths" et je suis bien heureuse et rassurée de faire cette démarche avec lui!
 
À ma connaissance, ce qui existe au sujet de l'enseignement par ateliers en mathématiques touche plus les premiers niveaux du primaire. Avec des petits élèves qui explorent et construisent le sens du nombre, des opérations et toutes les autres bases des mathématiques, les idées pour des ateliers sont assez nombreuses. Avec des plus grands élèves, ma préoccupation constante est d'éviter de tomber dans le ludique qui oublie d'amener les élèves aux attentes de la progression des apprentissages ou encore de ne faire que des exerciseurs qui négligent l'esprit de développement de compétence...
 
Alors, dans cet article, j'expose la réflexion que mon collègue et moi avons faite et les idées que nous avons pour structurer notre projet pédagogique mathématique. Je soulignerai aussi les préoccupations que nous avons et si vous avez quelque élément à suggérer, souligner, ajouter, questionner, réfuter ou autre, ce sera grandement apprécié!
 
À vivre le français au quotidien dans ma classe, j'observe qu'il est plus facile pour moi (l'enseignante) de suivre les élèves et répondre à leurs besoins quand ils sont moins nombreux par ateliers. Il est plus faisable de répondre aux élèves qui sont en démarche de correction quand le quart du groupe y travaille et que les autres n'ont pas aussi besoin d'être débloqués que de répondre à tous mes élèves qui travaillent présentement à leurs tâches de mathématiques en même temps. Nous avons donc pensé faire vivre 3 ateliers différents dans une période de maths au quotidien. Ainsi, nous réduisons en tiers la répartition des besoins des élèves et évitons qu'ils soient en attente quand nous travaillons avec d'autres.
  • Exerciseurs: Malgré que les élèves soient mis en contexte de tâches en développement de compétence, il ne faut pas oublier de leur laisser du temps pour s'exercer à appliquer les différents concepts et processus mathématiques. Que ce soit des opérations à faire, des exercices de mesure, de calcul mental, d'application de règles (calcul de périmètre, de surface, etc.), de l'identification de figures géométriques ou de solides... les élèves seront appelés à appliquer leurs connaissances dans cet atelier. Ici, un mécanisme d'autocorrection pourra même être mis en place pour favoriser l'autonomie des élèves.
  • Manipulation: Pour construire leurs connaissances et solidifier leurs conceptions mathématiques, les élèves profiteront de différents bacs de manipulation. Ils auront donc à leur disposition des bacs contenant le matériel ainsi que différents procéduriers qui leur permettront de travailler de manière autonome. Par exemple, nous pourrons faire travailler les élèves avec du matériel en base 10, avec des réglettes (pour les fractions), avec des droites numériques, des géoplans (planches à clous...), des solides, etc. L'aspect crucial de l'apprentissage sera ici dans les procéduriers que nous fournirons aux élèves, qui feront la différence entre le ludique et l'apprentissage. Ces procéduriers sont présentement à monter. Nous nous inspireront beaucoup de l'ouvrage de Van De Walle et Lovin. Le travail pourra même se faire en équipes.
  • Problèmes mathématiques: Les élèves pourront travailler à leurs tâches de "raisonner" dans cet atelier. Je ne m'étends pas à décrire cet atelier, car c'est en fait de la résolution de problèmes classique. Cependant, nous nous assurons de choisir des problèmes qui touchent les critères de la compétence (compréhension du problème, mobilisation et application des concepts et processus mathématiques et justification correcte de la démarche).
La compétence à résoudre des problèmes sera travaillée à l'extérieur de ces ateliers mathématiques pour des raisons de gestion du temps et d'organisation. Cependant, pour de la cohérence, toutes nos maths (ateliers, leçons et tâches de compétence) seront vécues par concept mathématique travaillé. Si nous en sommes à travailler les fractions, tout tournera autour des fractions.  
 
La conseillère pédagogique m'a rappelé le danger, en fonctionnant par ateliers, de faire apprendre les élèves mais en s'éparpillant. Il faudra donc avoir en tête la progression des apprentissages dans notre planification globale et s'assurer, par des contrôles ou encore des évaluations plus traditionnelles que les élèves répondent aux attentes décrites dans le programme et la progression des apprentissages.
 
Il faudra aussi s'assurer de ne pas laisser d'élèves nous filer entre les doigts. Ceux qui ne viennent pas nous voir d'eux mêmes, qui de demandent pas d'aide quand ils sont bloqués ou qui semblent forts dans un contexte d'apprentissage et ont besoin d'un peu plus d'attention ailleurs. Ainsi, du moins pour les premiers temps, je crois que la rotation des ateliers se ferait de manière plus encadrée que dans les 5 au quotidien. Ainsi, je pourrai m'assurer de voir tout le monde régulièrement dans les différents ateliers. Plus tard, quand l'enseignante sera "moins en difficulté" dans sa nouvelle manière de fonctionner, les élèves auront la latitude de choisir ce qu'ils font et quand ils le feront.
 
Je terminerai par ma propre conclusion (oh, elle se croit sage tout à coup...) au sujet de l'autonomie des élèves. Autonome ne signifie pas autodidacte. Pour que les élèves soient autonomes, ils ont besoin, et c'est crucial, qu'on les voie régulièrement. On leur fera vivre des tâches de leur niveau qu'ils seront capables de réaliser et on doit les soutenir de manière à ce qu'ils avancent dans leurs apprentissages.
 
Maintenant, que les commentaires pullulent, ça m'aiderait bien! 
 

14 commentaires:

  1. J'aime le fait que vous preniez le temps d'installer votre nouvelle manière de vivre les maths.

    Comme tu le mentionnes, il est primordial de bien encadrer les ateliers (au début du moins). C'est ce que je fais encore avec mes plus petits. Ils en sont encore à un ordre d'atelier bien précis afin que je puisse les voir régulièrement et ainsi avoir une très bonne idée de leur niveau.

    Je ne sais pas si je ferai comme dans les 5 au quotidien et les faire choisir l'ordre des ateliers... p-ê que je m'en tiendrai à simplement faire des rotations avec les ateliers. Plus simple et moins de gestion pour moi pour mes débuts en centres.

    Il faut bien prendre le temps également de modeler le fonctionnement des ateliers afin de rendre les élèves autonomes dans la pratique. Les miens ont bien saisi l'importance d'être autonomes et de résoudre leur conflit eux-mêmes afin de me permettre de travailler en petits groupes avec certains élèves.

    J'utilise les tabeaux d'ancrage aussi pour mes centres, je trouve que c'est un outils très parlant auxquels on se réfère régulièrement...

    Bref, je suis contente de lire tes réflexions. Je ne sais pas si j'ai vraiment apporter quelque chose à ta réflexion, mais comme à mon habitude, j'aime bien échanger avec toi et ainsi te laisser quelques mots!

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    1. Merci Zazou de me rapeller l'importance de bien m'y prendre pour ancrer les comportements attendus et le modelage pour assurer l'autonomie des élèves!

      Étant donné que le français roule tout seul dans ma classe, je crois bien que le pendant en maths devrait bien s'installer aussi. Cependant, Mon collègue et moi avons décidé de bien prendre le temps de préparer nos ateliers et d'arrimer nos planifications globales (nous ne sommes pas au même niveau tous les deux). Ainsi, nous pensons implanter nos ateliers dans nos classes en janvier.

      Tu me rassurer aussi dans le fait que tes élèves vivent une rotation sans faire nécessairement leurs choix. Nous avons le droit, comme enseignants, de s'adapter, nous aussi! Si on s'en demande trop à la fois, on n'y arrivera tout simplement pas!

      C'est peut-être trop tôt, mais penses-tu que ces pratiques pédagogiques en maths donnent les résultats que tu souhaites? Les élèves sont-ils en arrière dans leur progression des apprentissage ou le fait d'expérimenter ta pédagogie a-t-il l'effet de détourner le focus de ce qu'on attend des élèves à la fin de l'année?

      À suivre de toute façon!
      M-Eve

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  2. Janvier vous donne tout le temps nécessaire pour arrimer vos planifications.

    Pour répondre à ta question, je sens qu'il est encore tôt pour clairement y répondre. Ma collègue et moi tentons de choisir des activités dans les centres qui permettent aux élèves de parfaire leurs connaissances déjà vues en classe ou pour en consolider d'autres. Ils adorent et lorsque je prends le temps de circuler en classe pour vérifier les acquis, je vois assez rapidement quels élèves ont quels besoins ce qui me permet de composer les petits groupes de besoin si nécessaire. Sinon, puisque je travaille régulièrement en petits groupes, je peux répondre à leurs besoins en un court instant.

    Pour le moment, je crois que nous réussissons à garder le cap. Je ne pense pas que l'expérimentation de cette pédagogie nous fait perdre le focus bien au contraire...

    Alors, pour le moment, c'est un bilan plutôt positif et stimulant. Je tenterai de faire un petit bilan en décembre pour remettre les pendules à l'heure...

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    1. J'y crois tout autant que toi! C'est vrai qu'en sous-groupe, il est plus facile de déceler les besoin et d'y répondre rapidement! Il faut vraiment se discipliner à maintenir les ateliers en cohérence avec la progression des apprentissages!

      Je pense que la conscienc professionnelle est assez présente chez toi pour que tu y arrives!

      Merci pour ton feedback!
      M-Eve

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  3. Que c'est intéressant de te lire!
    Je suis moi même en pleine réflexion et m'impatiente parfois de ne pas avancer plus vite.
    Je reviendrai te lire, même si ton travail concerne des plus grands. Tes réflexions sont une vraie richesse
    Gentiane

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    1. Salut Gentiane,

      Je te remercie pour ton commentaire! La richesse de mes réflexions s'explique probablement par la passion pour ma profession, mais surtout les échanges professionnels que je peux avoir! Les ouvrages pédagogiques me font beaucoup cheminer, les discussions avec mon collègue qui n'a pas les mêmes forces que moi m'amènent plus loin, la sagesse de ma conseillère pédagogique m'aide à ne pas m'éparpiller, toutes les idées que je trouve sur les blogues des autres me stimulent et les échanges professionnels m'enrichissent en plus de m'animer!

      C'est vrai qu'on s'impatiente parfois quand on veut modifier nos pratiques professionnelles. J'ai observé que c'est une maladie très répandue dans la profession enseignante que d'être perfectionniste! Une des choses que j'ai apprise et que je m'efforce d'appliquer pour moi-même, c'est de me donner le temps et la chance de faire les choses afin de bien les faire. Nadon dans ses ouvrages le répète souvent. On tente d'enseigner aux élèves d'accpter de ne pas tout savoir tout de suite, maintenant... On a le droit, nous aussi, de prendre le temps d'apprendre! Pas toujours facile, dans mon cas!

      Ta réflexion est à quel niveau?
      À bientôt!
      M-Eve

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  4. Comme il est intéressant de vous lire! Zazou et Marie-ève, vous faites vibrer en moi ma passion de l'enseignement! J'ai tellement hâte de délaisser mon statut précaire pour pouvoir expérimenter moi aussi ! En attendant, je me nourris de vos réflexions, merci, merci, merci!

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    1. Chère Mélanie,

      Mes réflexions sont disponibles en quelques clics à toute heure du jour ou de la nuit! C'est bien vrai qu'avec Zazou, les échanges sont riches et stimulants!

      Je comprends très bien ta hâte de rentrer dans "ta" classe! Je me souviens la première fois que j'ai "parti l'année"... Je me disais qu'enfin, je pouvais travailler à MA manière et donner MA couleur à ma classe, car je n'entrais plus dans les souliers de quelqu'un d'autre. J'en étais très excitée, mais aussi intimidée! C'est cette année là que j'ai compris qu'il fallait absolument que je me permette de prendre le temps de me connaître en tant qu'enseignante avant de réellement travailler à MA manière!

      Maintenant, je sais que j'expérimenterai probablement jusqu'à ma retraite... Trop intéressant d'apprendre et trop formidable de sentir qu'on se réalise par de la formation continue!

      Ouf, je me suis emballée... J'ai d'autres qualités!!!

      M-Eve

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  5. Article très interessant.

    Je suis un enseignant débutant français qui essaie d'améliorer son enseignement.

    Je suis actuellement en décharge de directeur et directrice c'est à dire un jour par semaine dans 4 classes différentes( classe d'age 5 6 ans)

    Je suis face à certains problèmes.

    Premièrement: au niveau de la gestion de classe, je n'arrive pas à avoir une classe silencieuse et au travail.
    Il faut toujours que je passe un long temps a demander le silence.
    Les élèves n'ont pas l'impression que ca géne la classe de parler fort. Même en les prenant en seul a seul, on dirait qu'il s'y habitue .
    C'est la même chose pour faire comprendre que leur comportement n'est pas adapté. Les sanctions ne marchent pas car c'est toujours les mêmes qui sont sanctionnés
    Dur dur.

    Deuxièmement : au niveau des contenus, En francais, en math, en sciences , en histoire géo, je n'ai pas l'impression d'etre efficace dans ma pédagogie.
    J'ai lu quelques articles interessant sur la direct instruction mais j'ai du mal a la mettre en place.
    Quelle sont pour toi les démarches efficaces ou pédagogie? et ou puis je me renseigner .?


    Merci pour ce super blog il faut continuer.

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    1. Salut Paristique,

      D'abord, bienvenue sur mon blogue et merci pour ton commentaire! J'apprécie l'encouragement à continuer à publier! En fait, je n'ai pas l'intention de laisser ce projet de côté... C'est bien vrai que je reçois bien peu de commentaires, mais les visiteurs font leur tour chez moi et quand ils rennent la peine d'écrire, c'est pour dire qu'ils aiment visiter le blogue régulièrement. Aussi, pour moi, ce blogue n'est pas tellement épuisant et le petit nombre de commenteurs n'est pas incommodant, car je publie très peu de matériel didactique clé en main, mais plutôt des réflexions au sujet des manières de fonctionner dans une classe. Bref, l'idée d'arrêter de publier ne m'est pas encore passée par la tête!

      Pour tes questions. La nature du contrat que tu décris fais en sorte que tu dois ajuster ta gestion de classe et ton enseignement. J'ai fait ce genre de contrat (et j'ai détesté) et je sais très bien que ça ressemble très peu à l'enseignement (en contexte "normal" de titulaire).

      Pour la gestion de classe, je crois qu'il te faut mettre en place un système qui sera réaliste pour le groupe dans lequel tu te trouves et pour cette journée dans la semaine. En fait, si tu peux être cohérent avec la gestion de classe du titulaire, ce sera gagnant. Par contre, en n'étant présent qu'une journée à la fois, tu dois trouver une manière de faire appliquer les sanctions que tu as prévues et qui sont CONNUES des élèves dans le temps où tu es présent. Personnellement, j'adore la manière dont les 5 au quotidien mettent en place des comportements attendus dans une classe. Va voir cet article: http://mesconvictionseneducation.blogspot.ca/2012/09/apprendre-sentrainer-pour-ancrer-la.html

      Finalement, à ce sujet, je te poserai une question: est-il nécessaire dans ta classe de travailler en silence? Personnellement, j'ai fini par travailler sur le niveau de bruit dans ma classe, mais j'exige rarement le silence total. En fait, je le demande dans des contextes d'évaluation ou de situation demandant une concentration accrue aux élèves. Aussi, je le demande, un peu comme une conséquence, quand le niveau de bruit devient trop élevé et que les élèves de baissent pas la vois quand je le leur demande... À toi de réfléchir...

      Pour ce qui est de ta pédagogie, je crois qu'il te faut d'abord cerner tes valeurs et tes croyances. À partir du moment où tu visualises ton fonctionnement idéal et que tu es en mesure de justifier ces choix pédagogiques, ta couleur d'enseignant se définira. Si j'ai bien compris, tu sembles aimer l'idée d'installer l'autonomie de tes élèves pour travailler en individuel ou en sous-groupes...?! Si c'est le cas, je réitère ma suggestion de la lecture des 5 au quotidien. J'ajoute à cela différents articles que j'ai publiés sur le blogue. Dans chacun d'eux, tu risques de trouver les références qui inspirent mes propos. En fait, tous les liens concernés (ou presque) se trouvent dans cet article: http://mesconvictionseneducation.blogspot.ca/2012/09/la-gestion-des-ateliers.html

      Aussi, si tu cliques sur "lectures professionnelles", tu trouveras des lectures qui m'ont inspirées. Pour plusieurs de ces ouvrages, j'ai publié un résumé par chapitres. Tu verras donc si ça t'inspire ou non...

      J'espère que je réponds un peu à tes questions... Si non, reviens les poser en commentaires, il me fera plaisir de tenter de faire mieux!

      Bonne quête de ton identité professionnelle! N'oublie pas que c'est un processus et que tu as parfaitement le droit de prendre le temps de faire les choses une à la fois.

      M-Eve

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    2. Etant débutant, j'ai besoin de base et de choses qui fonctionnent.

      Le silence, je le demande car il m'aide a travailler et aide à mon avis les enfants également.
      Ca les calme et ils se concentrent sur le travail à faire.

      Mon véritable objectif est l'efficacité.
      Je me pose toujours la question, pourquoi faire ca et pas autre chose.

      Il y a beaucoup d'articles qui font écho sur ton blog, comme l'obligation que l'on ressent d'avoir des traces écrites du travail qui n'est pas vraiment pertinent.
      Un rappel et des mots d'un élève sur son cahier et plus important qu'une belle leçon bien écrite.

      Tout ca c'est mes lectures, il doit certainement avoir des études qui montrent l'efficacité de telle ou telle démarche ?

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    3. Salut Paristique,

      Quand tu parles de ton besoin de bases et de choses qui fonctionnent étant donné que tu débutes dans la profession, tu me fais penser à l'ouvrage "La rentrée scolaire: stratégies pour les enseignants" publié chez Chenelière. Peut-être que cet ouvrage pourra te donner certains trucs! Ils pourront te servir, malgré le titre et le fait que nous ne sommes pas en pleine rentrée scolaire... Le vocabulaire de cet ouvrage tourne énormément autour de "pratiques éprouvées" et "d'enseignants efficaces".

      Ton objectif d'efficacité en est un très pertinent! Dans la profession enseignante, il est plutôt facile de s'épuiser alors il faut s'assurer de trouver une manière efficace et pas trop lourde pour nous de travailler. Je trouve ta préoccupation constante très pertinente. C'est parfait comme enseignant de prioriser dans nos classes des pratiques qui seront véritablement payantes POUR LES ÉLÈVES! Ça s'appelle être rigoureux.

      Tu vois, avec les quelques années d'expérience que j'ai gagnées, j'ai envie de te dire de continuer à écouter cet instinct que tu as de te questionner et de sélectionner les activités que tu fais vivre à tes élèves. Ainsi, tu mettras l'emphase et l'énergie aux bons endroits! Parfois, tu sortiras des traditions, mais tu te seras questionné et tu sauras fonder tes choix pédagogiques.

      Pour ta question portant sur les études, je trouve difficile d'y répondre. Les recherches sont souvent spécifiques à un sujet x... Peut-être voudras-tu explorer un domaine à la fois? Sinon, je crois vraiment que ce sont tes réflexions professionnelles mêlées à tes valeurs, tes forces d'enseignant, ta vision de l'enseignement, ton vécu avec les élèves qui définiront ta couleur professionnelle en général. En fait, je te conseille de chercher ta propre efficacité fondée sur ton jugement professionnel rigoureux dans la gestion de ta pédagogie, malgré les démarches (ou parfois les traditions) vécues par d'autres.

      J'espère que je t'aide un peu, mais je n'ai pas de réponse "toute faite"...

      M-Eve

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    4. Je viens te lire tes 3 articles sur l'ouvrage que tu m'as proposé .
      C'est vraiment bien.
      Il manque plus que voir la classe et avoir plus de détails sur le fonctionnement.

      Si tu as des liens vers des articles plus classe et pratique sur les même thèmes pratiques éprouvées et enseignants efficaces.

      Je prends avec plaisir.

      Je ressens un certain décalage entre la partie texte et la partie terrain.
      On me suggère d'enseigner l'exemple et le contre exemple. J'ai essayé énormément avec le silence lors d'un travail individuel qui demande de la concentration mais avec des élèves chaque semaine c'est pareil.

      Sur ces points la je me pose vraiment la question de l'efficacité de la sanction.
      Un sanction est éducative et a pour objectif de faire comprendre à l'élève que son comportement n'est pas adapté.
      Pourtant l'heure ou la semaine d'après, il fait la même chose.
      La vraiment ca pose problème.

      Je m'efforce de chercher des réponses pour m'aider .

      En tout cas ton blog est aidant et va dans le bon sens.

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    5. Salut Paristique,

      Effectivement, les élèves ne transfèreront pas les comportements attendus parce qu'on le leur a demandé ou qu'ils ont eu, une fois, une conséquence...

      Les 5 au quotidien proposent de s'entraîner afin d'accéder à nos attentes (sur plusieurs jours). Le livre "rentrés scolaire" aussi parle de prendre le temps de bien installer les règles et les procédures. Dans ton cas (réalités de ton contrat), ce sera plus difficile d'y arriver que dans ta propre classe où tu seras présent en tout temps... Si je me souviens bien, on parle de 21 jours pour modifier un comportement. Pour toi, ces 21 jours sont étalés sur plusieurs semaines!

      Je réitère l'idée de tenter de travailler conjointement avec le ou la titulaire pour devenir cohérent avec ce qui est installé en classe, ça pourrait possiblement t'aider...

      M-Eve

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