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Voici ma couleur d'enseignante

Ce blogue démontre ma couleur d'enseignante. Je partage ici ce qui me colle à la peau. Votre couleur est tout aussi pertinente! À vous de prendre ce que vous considérez comme inspirant et de laisser ce qui ne vous ressemble pas.

dimanche 2 juin 2013

Épreuves officielles et performance des élèves...!!!

Au Québec, les épreuves ministérielles font partie de la réalité de la fin de l'année scolaire des élèves de certains niveaux. Ces dites épreuves ont un poids important, car elle valent 20% de toute l'année. Nous sommes présentement en plein cœur de cette saison d'évaluations officielles.

20% de l'année se joue présentement pour mes élèves... 20%, ce n'est qu'un cinquième, me direz vous... Et de toute façon, les résultats des élèves devraient être représentatifs de l'année... Rationnellement, je peux comprendre ces arguments! Cependant, ils ne tiennent pas compte de l'aspect affectif impliqué dans la passation des épreuves ministérielles. Pour les élèves qui sont en contrôle total de leur stress ou encore qui savent performer sous pression, il n'y a pas de problèmes! Cependant, j'observe depuis mes quelques année de pratique professionnelle que ce n'est qu'une minorité des élèves!

"J'ai mal au ventre les matins où je sais qu'on a une évaluation de fin d'année M-Eve". "Le ministère nous demande d'écrire un type de texte que nous n'avons pas pratiqué de l'année... Je ne sais pas comment commencer!" (Ce qui est faux, nous en avons fait, évidemment!) "Je vois le temps s'écouler et je n'avance pas à mon goût dans ma tâche alors mes idées s'embrouillent et je pense que je suis passé à côté!" 

Ces commentaires sont des exemples de ce que mes élèves verbalisent... Quand ils sont capables de le faire! Et quand je corrige leurs copies, je sens le stress qui agissait dans leur cerveau au moment où ils étaient testés. Leurs performances en sont affectées. C'est un fait. 

Pour un élève fort qui a eu des bonnes notes toute l'année, ces épreuves valant 20% et qui sont plus ou moins représentatives de son niveau de performance habituel n'est pas catastrophique. Ça baisse ses notes, mais ça ne met pas en jeu son année scolaire. L'élève qui tourne autour de la note de passage et qui passe relativement faiblement en temps normal, s'il est affecté par ce stress qui embrouille ses idées peut jouer gros. L'impact de ces épreuves ministérielles n'est pas à banaliser. Il ne faut pas en gonfler l'importance, mais l'impact est réel et peut suivre l'élève dans son cheminement scolaire à moyen et possiblement long terme!

À la fin de l'année scolaire, on joue gros! On presse le citron et on s'attend à ce que les élèves ne s'en ressentent pas?! Je vois mes élèves stressés de devoir performer. Je stresse parce que je veux que mes élèves performent. Je vois mes collègues dans le même état que moi et je me sens un peu rassurée parce que je me dis que c'est normal, que je ne suis pas la seule à vivre et observer cette réalité. Mais en même temps, je me questionne. Y aurait-il moyen de faire autrement? Quelle habileté ou valeur veut-on véhiculer et enseigner aux enfants ici? 

2 commentaires:

  1. Bonjour M-Eve,

    Je parlais avec une collègue de 6e année ce matin. Elle arrivait au même constat que toi. Les élèves sont tellement stressés par les examens du ministère qu'ils ne se rappellent plus de rien, même ses élèves les plus forts. Ton questionnement est légitime.

    Chantal

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    Réponses
    1. Merci Chantal!

      Effectivement, mon cerveau de fin d'année de prof apprécie de savoir que ce n'est pas que moi!

      Bon dernier droit avant les vacances!
      M-Eve

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